©St.
Prendre un train
sans lendemain
destination inconnue
oublier le jour
oublier la nuit
laisser les passants à la rue
le sous-préfet au champ
laisser son odeur à l’argent
au porte-manteau
le quotidien
au placard
les petits riens
préférer l’infini
sans espoir sans ennui
vivre absolument.
…
©St.25 novembre 2011



Moi le train… j’aime bien savoir où il mène!!! J’apprécie le TGV pour sa rapidité quand je suis pressée. Mais il a fait perdre son charme au train..; Jadis la micheline mettaitt 1h30 (au moins…) de Châlons sur Marne à Verdun; on avait le temps de voir la campagne, les maisons, d’imaginer ce qu’il se passait dans ces appartements éclairés.. Maintenant les nouvelles voies sont souvent en déblai – on ne voit plus que des talus – voire en tunnel, ce qui est une victoire pour les riverains mais une cata pour les voyageurs…
Mais bon… au fait, ton poème ne parle pas vraiment de train, mais de départ…
Merci à toi de ton passage. Oui, c’est bien de départ dont je parle. J’aurais aussi pu le conjuguer ainsi :
Prendre un avion
sans destination
oublier la terre
ses galères sa misère
oublier ses maux
ses propres maux
oublier tout
ne plus craindre la peur
ne plus craindre la douleur
s’envoler haut
préférer le ciel
Essentiel
…
sans doute Francine tu as reconnu cette petite gare, sortie de nulle part. Pour elle aussi, tu sais, j’en ai inventé des mots ….
[...] Commentaires « Prendre un train [...]
Décidément après ma brume matinale bourguignonne et son rose aux joues, la veille du départ de Danielle Mitterrand et ma poésie sur les gares avec en photo la petite gare des Trois-Domaines en Meuse, je vais finir par croire que ce blog a un petit quelque chose de prémonitoire … 3 employés fauchés par un train à Willeroncourt… c’est dingue ça !
Oh non! Solange!!